Alimentation, Minceur
aliment sans sucre

Édulcorants et additifs : Manger sans sucre ni gras mais à quel prix ?

Existant depuis plus de 50ans maintenant, les produits allégés comme le 0 % ou les produits sans sucres envahissent les supermarchsé. La majorité des régimes exigent une alimentation peu calorique. De plus en plus de gens veulent donc manger sans sucre ou sans gras. Mais, la restriction alimentaire n’est pas toujours évidente. Ainsi naissent les aliments light, sans sucre ou sans gras.

Ces produits ont pour vocation une réduction des apports en nutriments calorifiques tels que la matière grasse et le sucre. Et comme beaucoup de monde semble vouloir prendre soin de son apparence et de sa santé, on trouve sur le marché des produits light, allégés, 0% de matière grasse, faibles en teneur calorique, sans sucre. Conçus pour être plus diététiques, mais ces produits light le sont-ils vraiment ?

Qu’est ce qu’un produit light ?

Tout d’abord, le produit est dit light quand sa teneur en calories est d’un minimum  de 30% en moins que le même produit en version classique. Attention toutefois, il n’y a pas de contrôle ni de certification pour l’étiquetage ; des abus peuvent donc exister. Alors pour être sûr, il faudrait lire scrupuleusement le contenu d’un produit, à savoir sa composition nutritionnelle.

Pour écrémer, l’industriel réduit ou enlève la matière grasse et/ou le sucre. Alors,  les producteurs doivent recourir à certains procédés. Ainsi, pour réduire le sucre sans en changer le gout, il est d’usage d’utiliser les édulcorants ; pour réduire la matière grasse sans trop détériorer le goût, celle-ci est remplacée par des gélifiants, de l’eau ou encore des épaississants. Bref, un produit light est dénaturé au privilège d’alléger un nutriment mis sous la loupe tel que les lipides ou les glucides.

Les dangers des édulcorants utilisés dans les produits light

Les édulcorants des produits allégés augmenteraient les risques de diabète et d’obésité

édulcorants

Les édulcorants sont des substituts au sucres. Ils ont pour but de réduire l’apport calorique du sucre sans en modifier le gout et pour ça, ils vont tout simplement tromper notre cerveau. Comment, en lui faisant croire, qu’il absorbe du sucre. Certains édulcorants, pour la même quantité de sucre auraient 10 fois voir 20 fois plus de pouvoir sucrant.

Dans un soucis d’éviter les troubles comme le diabète, ou le surpoids, de nombreuse personnes visent à réduire leurs apports en saccharose dît sucre de table. Ils se tournent alors souvent vers les édulcorants. Pourtant ce dernier augmenterait le risque de diabète et de surpoids…

En effet, les édulcorants perturberaient la flore intestinale et à terme, augmenterait le risque de développer une intolérance au glucose. Or, l’intolérance au glucose est une préphase du diabète de type II.

L’intolérance au glucose se manifeste comme une diminution de réaction avec l’insuline, ce qui fait que l’organisme doit fournir plus d’effort pour contrôler sa glycémie et au final, la personne risque de devenir diabétique.

Les édulcorants entraineraient le surpoids

Selon le Docteur E. Elinav, une personne intolérante au glucose a aussi des réactions inflammatoires qui perturbent le métabolisme. Ce trouble métabolique conduit en général, vers un gain de poids puis vers l’obésité.

De plus, selon l’American Cancer Society, dans la mesure où les édulcorants sont 0 calorie, il ne comble pas la faim  et favorise l’appétit, ce qui incite à la prise de poids.

L’aspartame est l’édulcorant le plus connu.  Un test en laboratoire effectué sur des rats ont montré que ceux qui étaient nourris avec de l’aliment contenant de l’aspartame ont vu leur poids augmenter de 40% par rapport à ceux qui consommaient du sucre normal.

Et il a été conclu que l’aspartame favorisait le surpoids. De plus, selon la FDA ou Food and Drug Administration aux USA, il serait responsable de 75% des effets secondaires dus aux additifs alimentaires.

Bref, les édulcorants apporteraient moins de sucres, certes mais favoriseraient l’obésité et le diabète. Aussi il est préférable de connaitre la liste des édulcorants.

Reconnaître les édulcorants

Il y a plusieurs sortes d’édulcorants : les édulcorants de synthèse et les édulcorants non synthétiques. Les édulcorants de synthèses sont élaborés en laboratoires, donc ils sont artificiels. Il existe deux sortes d’édulcorants de synthèse : la première et la deuxième génération.

Les édulcorants de première génération sont la :

  • saccharine
  • cyclamate
  • aspartame

Les édulcorants de deuxième génération sont :

  • la sucralose
  • l’acésulfame-potassium
  • le neotame
  • l’alitame

Etant un produit artificiel, il est recommandé de ne pas dépasser la DJA ou dose journalière acceptable. Pour connaitre la quantité jusqu’à laquelle on peut consommer, il suffit de :

  • multiplier son poids (kg) par la DJA,
  • diviser le résultat (mg) par la quantité d’édulcorant dans la portion consommé.

Par exemple, si vous prenez 4 sucrettes de 45mg d’aspartame dans votre thé et que votre poids est 60kg. Pour savoir le nombre de thé sucré à l’aspartame que vous pouvez consommer, le calcul est comme suit :

  • 60 (kg) x 40DJA = 2400 mg
  • 2400 mg / 2(15 mg)= 13,33.

Si vous ne buvez que du thé, votre consommation peut aller jusqu’à 13,33 tasses de thé à l’aspartame par jour.

Liste des édulcorants et leur dose maximale journalière acceptable

EdulcorantDJA en mg/kg
saccharine5
cyclamate11
aspartame40
sucralose9
acésulfame-potassium15

 

Excepté l’aspartame, les édulcorants sont de 0 calorie, seule l’aspartame contient 4 kcal/g.

Les pièges des produits light et allégés  

Du sucre dans les aliments sans matière grasse : 4 aliments pièges 

aliment sans sucre

Attention aux étiquettes ! 0% de matière grasse ne veut pas dire qu’il y a 0% de sucre. Par exemple un fromage blanc 0% peut être aromatisé avec du sucre ou de l’édulcorant, ou bien avec de la confiture, dans ce cas, il contient plus de sucre qu’un fromage blanc classique nature.

Attention au yaourts 0 %

Un autre exemple, le yaourt 0%. Pour enlever la graisse, afin de garder la texture et le gout, bien souvent on y ajoute de l’amidon. Or, l’amidon est un sucre lent et son index glycémique est au-dessus de 40. Ce qui veut dire que pour une personne qui doit suivre son apport en sucre, le yaourt 0% n’est pas plus conseillé.

Le piège des céréales du petit déjeuner 

Il faut aussi faire attention aux céréales appauvries en matières grasses. Selon le rapport datant 2014, réalisé par l’Environment Working Group, 25% du poids des céréales prises au petit-déjeuner sont du sucre. Dès lors qu’elles sont dégraissées, il y a tendance à rajouter du sucre et le taux varie de 24 à 30% du poids. En pouvant comporter d’autres substances comme le gluten et les pesticides, de plus en plus de personnes décident pour ses dernière raisons de manger moins de céréales.

La vinaigrette allégée : ne vous y laissez pas prendre

Savez-vous que la vinaigrette allégée contient énormément de sucre. Déjà, c’est un aliment qu’on ne soupçonne pas contenir du sucre. Mais en plus, dépourvue de sa matière grasse, les producteurs rajoutent souvent du sucre. En fait, une vinaigrette classique est bonne pour la santé : les graisses s’y trouvant sont dotés de vitamine A, D, E  et K. En ôtant la graisse, les apports aussi partent et au final une vinaigrette allégée est à la fois sans vitamine et avec beaucoup trop de sucres.

Le beurre de cacahuète

Pour le beurre de cacahuète, la graisse écrémée est remplacée par du sirop de maïs. Le sirop de maïs est un aliment riche en sucre et en calorie. Aussi en remplaçant la graisse, le sucre comble les calories  enlevées et au final dans une cuillère à soupe de beurre de cacahuète allégée ou non, on trouve exactement le même apport en énergie.

De plus,  le sirop de maïs contient du fructose. Et le fructose est un sucre, qui avec un index glycémique élevé, fait partie des nutriments déconseillés en cas de diabète.

Du gras dans les aliments sans sucres : 

Concernant les aliments 0% de sucre il faut faire doublement attention. Le « sans sucre ajouté » ne veut pas dire que l’aliment n’en contient pas. Cela veut juste dire qu’il n’y a pas eu de rajout de sucre. Et en suppriment le sucre, souvent les producteurs sont contraints d’ajouter de la graisse pour deux raisons : améliorer le gout et la consistance.

Le chocolat light : l’entourloupe

Par exemple pour le chocolat light, le sucre est soit remplacé par des polyols soit par de la graisse. Au final il est aussi riche en calorie que le chocolat classique.

Les crèmes desserts : méfiance 

Pour une crème dessert, afin de réduite sa teneur en sucre, l’épaississant classique comme l’amidon, qui est un sucre complexe, est remplacée par la graisse végétale condensée, comme l‘huile de palme. Or l’huile de palme est connue pour obstruer les vaisseaux sanguins en augmentant le taux de mauvais  cholestérol.

Ce qui fait qu’au lieu de manger plus sain, non seulement on mange plus calorique mais aussi plus dangereusement pour sa santé.

Des aliments appauvris en vitamines et minéraux

A cause du processus de réduction de calories, les aliments lights sont transformés et il en résulte des aliments appauvris en vitamines et sels minéraux. S’il est connu que les aliments enrichis en vitamines peuvent conduire au surpoids, les aliments appauvris n’en sont pas moins dangereux.

L’organisme pour être en bonne santé a besoin de nutriments. Ces nutriments sont majoritairement apportés par la nutrition équilibrée et saine. Moins le produit est transformé, plus il contient des nutriments or un aliment allégé est complètement dénaturé.

Plus de vitamine E dans le fromage blanc 0 %

Par exemple l’apport journalier conseillé en vitamine E pour un adulte est de 15mg. Dans un fromage blanc classique, on y trouve  0,3mg par portion de 175g, tandis que dans un fromage blanc allégé il n’y a plus de vitamine E.

Pour le cuivre, il en sera de même, un fromage blanc classique en contiendra 0,053mg et le fromage blanc 0% 0,018mg pour un apport journalier conseillé  de 0,9mg.

Ce qui fait qu’une portion de fromage blanc allégé est moins nutritive qu’une portion classique.

Ainsi les femmes enceintes, celles qui allaitent et les personnes de santé fragile devraient faire attention lorsqu’elles prennent des produits light dans la mesure où les nutriments sont appauvris et qu’il y a tendance à remplacer le nutriment originel.

Des aliments remplis d’eau et d’épaississants

D’une manière générale, un produit à 0% de matières grasses est un produit où, lors du processus de fabrication, on a retiré le gras et/ou le sucre. Mais en ôtant la graisse, on a également enlevé l’ingrédient qui donne la texture onctueuse du yaourt par exemple.

Aussi pour garder l’apparence onctueuse, l’industriel remplit son produit d’épaississants. Souvent, le choix d’épaississant se porte sur l’amidon qui est un sucre complexe dont le goût sucré est plus subtil qu’il est difficilement détectable.

Bravo pour la recherche qui s’est donné beaucoup de mal pour transformé le produit originel, mais cela se fait hélas au détriment du consommateur qui en voulant acheter un produit allégé, se retrouve avec  du sucre à indice glycémique élevé !

De même, afin de remplacer les ingrédients originels souvent décriés comme la matière grasse par exemple, le fabricant de produits allégés ou light utilise l’eau pour garder un poids que vous payerez.

Un indice que les consommateurs remarquent de suite et qui peut influencer leurs achats. Ce qui fait que les consommateurs n’ont pas la quantité de beurre pour leur argent mais achètent de l’eau qui, non seulement raidie la texture du produit, mais en plus altère le goût originel.

Une solution pour reconnaitre les bons produits : déchiffrer les étiquettes

composition nutritionnelle

Pouvoir reconnaitre afin de bien choisir les bons produits n’est pas chose facile avec toute cette pléthore de produits mise à notre portée. Heureusement que les étiquettes nous informent et nous guident. Seulement même si elles existent depuis 2011, une législation régissant les informations obligatoires à apposer, ces étiquettes nutritionnelles ne sont ni neutres ni innocentes.

Elles sont mêmes devenues un formidable outil de marketing qu’il faut apprendre à déchiffrer pour connaître la liste des ingrédients afin de pouvoir juger de la qualité « réelle » du produit.

Les critères essentiels d’évaluation sont : le nombre, l’ordre et la qualité des ingrédients.

De premier abord, cette liste nous permet de faire une évaluation rapide de la composition et de la qualité du produit car les ingrédients sont rangés par ordre décroissant d’importance.

Plus la liste est courte, moins il y a d’additifs, mieux c’est. Ces additifs sont lisibles à la fin de la liste.

La position des ingrédients dans la liste nous enseignera sur l’importance de ces ingrédients. Ainsi, l’ingrédient auquel on s’y attend à trouver devrait être cité en premier.

La nature et la qualité des ingrédients quand elles sont précisées sont vraiment importantes.  Par exemple, si c’est de la viande, que ce soit 100% pur muscle, sinon on risque d’acheter de l’eau, du sucre, des additifs.

colorants

Classification des additifs alimentaires

Formulation dans l’étiquetteContenu
E1colorants
E2conservateurs
E3antioxydants
E4Epaississants/ stabilisants
E5antiagglomérants
E6exhausteurs de gout
E9Cire/ gaz de propulsion / édulcorants

 

Vous l’aurez compris, moins un aliment est modifié moins il risque de contenir des éléments nocifs pour votre santé. Pour manger diététique, il vaut donc mieux opter pour une alimentation la moins transformée possible et la nourriture sans gluten n’y échappe pas. Oubliez donc les plats préparés. Quant aux produits lights ou allégés, veillez à ce qu’il ne contiennent pas trop d’additifs ou que l’élément néfaste n’est pas été remplacé par un autre.

Commentaires Facebook

Recherche

A propos de David Roussillon

David